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Le pou rouge

Une problématique récurrente en élevage

Le pou rouge (Dermanyssus gallinae) est un acarien très fréquent en élevage de poules pondeuses : une étude menée par Guy et al. (2004) chiffre par exemple sa prévalence à 87,5% dans les bâtiments d’élevage au Royaume-Uni. Son cycle biologique s’accomplit en seulement 1 à 2 semaines grâce aux repas sanguins prélevés sur ses hôtes. Lucifuge, le pou rouge vit dans les interstices ou crevasses et sa résistance (il peut survivre plusieurs mois sans s’alimenter) rend son éradication particulièrement complexe.

Les conséquences sanitaires et économiques

Le pou rouge provoque irritation, stress et nervosisme chez l’animal, ce qui peut se traduire par des phénomènes de picage et de cannibalisme, provoquant une détérioration générale de son bien-être. Il est aussi vecteur d’agents pathogènes tels que salmonelles ou virus (encéphalite de Saint-Louis, maladie de Newcastle). Sur le plan de la production, les répercussions économiques peuvent être dévastatrices : retards de croissance, chute de ponte, œufs tâchés par les poux. Au sein de l’UE, les pertes dues au pou rouge sont ainsi estimées à 130 millions d’€ par an (George et al., 2009).

Prévention et contrôle.

Il n’existe pas de solution pour éradiquer définitivement les poux rouges. Certains principes de prévention et d’hygiène sont recommandés, notamment lors du nettoyage du bâtiment. Quant aux pesticides et acaricides synthétiques, ils ne constituent pas une réponse idéale, en raison notamment de l’apparition de résistances, de la présence éventuelle de résidus dans la nourriture des animaux et de leur impact environnemental.

Des répulsifs naturels. 

Des traitements à base de substances naturelles ou de plantes peuvent également être utilisés en pulvérisation sur les zones de concentration des acariens. Parmi ces substances, on trouve la silice, le pyrèthre naturel, le souffre ou les huiles essentielles de plantes. L’utilisation de produits dérivés de certaines plantes a fait l’objet de travaux qui soulignent leur effet répulsif et toxique, leur absence de danger pour l’animal et leur innocuité environnementale. On notera ainsi le travail mené par Kim et al. (2002) qui démontre le pouvoir toxique sur les poux de 56 huiles essentielles (huile de cade, essence de cannelle, clous de girofle…). D’autres moyens sont également envisageables comme l’utilisation de flash lumineux pendant la nuit (incompatible avec le respect du bien-être animal) ou l’implantation d’acariens prédateurs de poux, aujourd’hui à l’étude.

Sources :

  • Biology and ecology of the poultry red mite, Dr. Johnathan Guy, Dr Olivier Sparagano, Mr David George ;
  • Les infestations à poux rouge, JL Guérin, JY Douet, ENVT, 2008 ;
  • Le pou rouge en élevage de pondeuses, ITAVI.