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Résistance aux ionophores : propagation mondiale et lien avec la résistance critique aux antibiotiques

Ionophore :

Qu'est-ce que c'est ?

Les ionophores sont couramment utilisés dans la production avicole pour prévenir la coccidiose.

Ils ne sont pas utilisés en médecine humaine en raison de leur toxicité, ce qui a conduit les autorités réglementaires (par exemple, Santé Canada ou la FDA) à les classer comme ayant une importance faible ou nulle pour la santé humaine. Jusqu’à présent, cette classification justifiait une surveillance réglementaire moins stricte.

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Des bienfaits remis en cause

Une publication scientifique récente d’Ibrahim, Au et Wong (Université Carleton, Canada) a soulevé de sérieuses questions quant à la sécurité longtemps présumée des ionophores — antibiotiques utilisés exclusivement dans la production animale — dans le contexte de la résistance aux antimicrobiens (RAM).

Cette recherche a notamment été soutenue par Perdue Farms (États-Unis), un important producteur de volaille, ainsi que par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), par le biais d’une subvention à la découverte.

Méthode d’analyse pour évaluer la sécurité des ionophores

Pour remettre en question cette hypothèse, les chercheurs ont procédé à un criblage bioinformatique à grande échelle des génomes accessibles au public dans la base de données NCBI Pathogen Detection. Leur objectif : identifier la distribution mondiale des gènes de résistance aux ionophores narA et narB, et évaluer leur cooccurrence avec des gènes conférant une résistance à des antibiotiques importants sur le plan médical (MIA), tels que la vancomycine, la tétracycline ou l’érythromycine.

L’analyse a porté sur 2 442 isolats bactériens provenant de 51 pays, couvrant plusieurs hôtes, notamment la volaille, les porcs, les bovins et les humains. L’étude a détecté 10 espèces bactériennes porteuses des gènes narAB, le plus souvent Enterococcus faecalis et E. faecium.

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Résultats de l’étude

L’étude a révélé que les isolats narAB-positifs portaient en moyenne 8,3 autres gènes de résistance et 2,1 mutations conférant une résistance.

De fortes associations statistiques ont été observées entre narAB et les gènes conférant une résistance à la vancomycine, aux aminoglycosides, aux macrolides et aux tétracyclines. Plus de 500 des isolats narAB positifs provenaient d’échantillons humains, ce qui suggère la possibilité d’une transmission entre espèces. Il est à noter que ces résultats concordent avec des observations antérieures : lorsque la narasine a été retirée des poulets de chair norvégiens, la prévalence des entérocoques résistants à la vancomycine a considérablement diminué.

Coccidiose : pourquoi passer des ionophores aux solutions durables comme Norponin XO ?

Ces résultats soulignent une préoccupation majeure : même si les ionophores ne sont pas utilisés en médecine humaine, leur utilisation dans l’élevage de volailles pour prévenir la coccidiose peut indirectement favoriser la résistance aux antibiotiques essentiels pour l’homme par co-sélection.

Compte tenu de la propagation mondiale des gènes narAB et de leur lien étroit avec de multiples gènes de résistance aux antimicrobiens, cette étude a conclu que nous ne pouvons pas supposer que l’utilisation des ionophores est sans risque pour la santé humaine.

Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre et devons trouver des solutions durables, comme Norponin XO, qui contribue à la gestion du risque coccidien.

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